RISQUER POUR CROITRE ou rester esclave de ses certitudes ?

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QUE SIGNIFIE PRENDRE DES RISQUES ?

Pourquoi prendre des risques dans la vie, est-ce si difficile, pour que celle-ci soit pleine et bien vécue ?

Et de quels risques peut-il s’agir ? de changer, oui ? mais changer quoi ? et pourquoi faire ? pour grandir, pour évoluer, et donc pour aller mieux. Pour cela il nous faut sortir de notre zone de certitudes et de confort wink

Risquer, c’est avoir peur de perdre ce que l’on connait, c’est aller vers l’inconnu, même si on souffre à ne pas bouger. Nous préférons souvent souffrir et continuer de faire ce que nous connaissons, plutôt que d’aller vers quelque chose que nous ne connaissons pas crying

Et si la solution de nos problèmes se trouvait là où nous ne voulions pas aller ?enlightened

Pourquoi répétons-nous les mêmes comportements, prenons-nous toujours le même chemin, n’osons-nous pas « dire non », rencontrons-nous toujours les mêmes personnes, avons-nous toujours les mêmes peurs, n'osons-nous pas prendre la parole, partir en voyage, etc..… ce sont des exemples, et chacun peut se retrouver là?

Notre mental a besoin tout le temps de se rassurer. Il est normal de rassurer l’enfant quand il est petit. Il a besoin de se construire, de trouver sa stabilité, d’un cadre bienveillant autour de lui. Mais s’il vit avec des parents angoissés, ne lui laissant aucune liberté de mouvement sans s’inquiéter ou s’exclamer « attention… tu vas te blesser…tu vas tomber... etc… », alors  l’enfant va se construire en ayant peur de tout, tout évènement inconnu sera source de stress (aller dormir chez un copain, se retrouver dans un lieu qu’il ne connait pas )… ou à l’inverse, s’il est éduqué sans aucun cadre, sans attention, avec des parents trop laxistes, ne posant aucune limite, ou trop absents et occupés à l’extérieur, il peut prendre des risques très élevés, sans comprendre le danger qu’il encoure, et même il pourra se construire lui-même un cadre très contrôlé.

Des études scientifiques sur le cerveau des enfants montrent son immaturité émotionnelle et affective jusqu’à au moins 25 ans. Le Dr Catherine Guéguen, médecin pédiatre, a effectué des recherches avec les Neurosciences. Elle nous rappelle que nous avons archaïquement engrammé dans notre cerveau que : « c’est en faisant souffrir les enfants, qu’ils vont progresser ! » et c’est également le programme que nous avons donc à l’intérieur de nous depuis que nous sommes petits. Notre cerveau bloque sur un mode quasi-automatique de croyances négatives « tu n’es pas capable de…, tu n’y arriveras pas, etc… ».

Ça me fait penser à l’histoire des mamans ours, et à la façon dont elles élèvent leurs petits.

Savez-vous que le comportement de la maman ours correspond le plus à celui d’une mère humaine ? Cette maman apprend tout à ses petits, comment se nourrir, comment se débrouiller dans la vie, comment chasser, etc… elle les accompagne le temps qu’il sache tout ce qu’il est important de savoir dans la vie, et puis, à un moment donné, et nous ne savons pas exactement ce qui déclenche sa décision, elle va en forêt et décide que ses oursons en savent assez et les emmène jouer. Et puis, elle les abandonne… et part, sans se retourner…  Nous pourrions penser que c’est horrible, en imaginant ces oursons qui se rendent compte, à un moment donné, que leur mère n’est plus là, et ils la cherchent partout… Oui, c’est très difficile pour nous, humains de comprendre cela… mais d’un autre côté, nous pourrions voir qu’il s’agit là d’un acte d’amour, car ce mère ours sait, sans aucun doute possible, qu’ils ont tout pour se débrouiller sans elle, et elle leur fait confiance de pouvoir se débrouiller. Et c’est exactement ce qui se passe. En fait c’est une magnifique preuve d’amour que cette maman-ours fait à ses petits….

Connaissant aujourd’hui la plasticité de notre cerveau, celui-ci est donc extrêmement malléable, nous pouvons modifier progressivement notre façon de penser, nous rassurer, retrouver à la fois la maman ours à l’intérieur de nous, et à la fois l’enfant terrorisé….

Notre mental, lorsque nous sommes adultes et avons fini de grandir, n'a pas toute la puissance, ni tout pouvoir. Nous pouvons et nous nous devons de le maitriser. Les méditants parlent de notre mental comme d'un singe fou qui saute sur nos épaules en cherchant à nous perturber sans cesse, et que nous devons calmer ou ignorer complètement.

L'hypnose, la sophrologie nous permettent de calmer ce mental et de reprendre peu à peu la main sur notre système de croyances.

J'aime beaucoup les propos de Rudyard Kipling, écrivain anglais et prix Nobel de Littérature. Il nous dit :

« La croissance est l’un des besoins les plus urgents. L’arbre perce la terre, la larve se transforme en papillon, l’enfant devient adolescent. On se doit de grandir et de répondre à ses besoins changeants si l’on veut se sentir pleinement vivant.

Les gens les plus heureux sont ceux qui ont le courage de croïtre, et de prendre des risques pour vire en fonction de leurs valeurs.

Et même si :

  • Rire, c’est risquer d’être ridicule…
  • Pleurer, c’est risquer d’avoir l’air sentimental…
  • Tendre la main vers l’autre, c’est risquer de s’impliquer…
  • Montrer ses sentiments, c’est risquer de dévoiler son « Moi » authentique…
  • Exposer ses rêves et ses idéaux, c’est risquer de les perdre…
  • Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour…
  • Vivre, c’est risquer la mort…
  • Espérer, c’est prendre le risque du désespoir…
  • Essayer, c’est risquer l’échec…

On doit risquer, car le plus grand danger est de ne prendre aucun risque.

La personne qui ne risque rien ne fait rien, n’a rien et n’est rien. Elle évite peut-être la souffrance et le chagrin, mais elle ne peut rien apprendre, rien ressentir, elle ne peut ni vivre, ni croître. Enchaînée dans ses certitudes, elle en est esclave et a perdu sa liberté.

Seule la personne qui prend des risques est libre. »

Christine DESVIGNE

Animée par ma passion pour l’âme et la psychologie humaine, j’accueille et j’écoute chaque personne dans sa globalité

Chacun est unique et rien n’est figé.

Tout est possible, car l’être humain, par sa conscience, est en perpétuelle évolution.

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